13
sept 09
Impark Festival Aug 2009, De l’Olympia Turm, Munich - Allemagne. J’aime bien cette photo, je la trouve romantique. Lorsque mes parents sont venus, nous sommes montés dans l’Olympia Turm pour pouvoir apprécier le feu d’artifice de là-haut (Magnifique feu d’artifice dáilleurs… Bravo a la ville de Munich!!!!!!). J’ai pris cette photo en attendant.
Impark Festival Aug 2009, von der Olympia Turm in München. Ich mag dieses Foto, ich finde es romantisch. Als meine Eltern dabei waren, sind wir in die Olympia Turm eingestiegen, um das Feuerwerk von Oben zu geniessen (übrigens… Tolles Feuerwerk! Bravo München!!!). Ich habe dieses Foto beim Warten gemacht.
26
déc 08
C’est l’histoire d’un mec bien et d’une jolie fille. Ils sont là sur une plage et ils se promènent en silence. Ca fait longtemps qu’ils se connaissent, pas assez pour dire que cela fait longtemps, pas comme deux amis d’enfance, mais assez bien pour dire qu’ils se connaissent. Quelques années en somme.
Le temps n’est pas aussi bleu qu’ils auraient pu l’espérer mais ça ne fait rien. Les ciels nuageux ont parfois une beauté particulière, que ceux qui ne connaissent rien d’autre que le pur azur ne peuvent saisir.
Ils sont silencieux parce qu’ils en ont l’habitude, lorsqu’ils se retrouvent tous les deux. Cela leur permet de réfléchir à ce qu’ils pourraient éventuellement dire à l’autre si jamais l’envie de parler leur venait. Mais jusque là on n’entendait rien de plus que le bruit des vagues et le souffle du vent.
Et leurs pas sur les galets. Leurs pas. Leurs pas qui les emmenaient ils ne savaient où, au bout de la plage, au bout du monde. Finalement cette plage c’était un peu leur bout du monde, il n’y avait rien à l’horizon que la mer émeraude et ce vieux fort au large. Et puis quoi ?
Elle avait rêvé de changer le monde, elle avait voulu partir au bout du monde, pas le leur, pas cette plage. Non, un autre bout du monde ; pour agir pour une grande cause, pour aider les autres. Aider les autres. Elle n’avait même pas été fichue de s’occuper de sa propre vie, de se construire. Elle avait trouvé la sécurité de l’emploi derrière le comptoir d’un petit bar minable et ne l’avait pas quitté depuis. Cette routine avait enterré bien vite ses rêves d’aventures. Le pathétique de sa situation finit par lui arracher un sourire.
Il tourna la tête car son amie avait esquissé un sourire. Il aimait la voir sourire, car ses sourires n’étaient que trop rare. Et il la voyait peu désormais. Sa carrière l’avait poussé à travailler partout et nulle part, entre deux avions, dans une chambre d’hôtel, dans des salles de réunions improvisées, dans sa voiture. Il avait une femme qu’il ne voyait jamais, quelque part, dans un coin du monde. Il enviait parfois son amie qui ne bougeait jamais de son bar. Il se serait bien vu en taulier, en patron, à écouter des ouvriers matinaux devant un café noir comme la vie, deviser de tout et de rien, puis s’enfuir dans leur vie jusqu’au lendemain matin. Le lendemain matin, pour lui, c’était courir, partir à la dernière minute à Pittsburg ou à Bangkok, et ne jamais refaire la même chose le jour d’après.
Ils étaient au bout de la plage, ils étaient à bout de force morale. Il y avait un désespoir mutuel dans leurs yeux. Et puis on ne sait pas bien comment, il y eut une main saisie délicatement, une mèche de cheveux repoussée en arrière. Il y eut un baiser, un simple baiser. On ne sait plus bien pourquoi, mais à quoi bon chercher des raisons.
Comme si échanger un baiser suffisait à changer de vie… à échanger deux vies.
Texte de G-Star
Bonnes fêtes à tous!!!
29
mai 08
«Papa, papa !!!! J’veux monter papa !!! papa !!! »
Il la tira par les bras d’un « hop », et elle se mit en équilibre sur la barrière. Il la tenait par les mains, ces petites mains d’enfant, minuscules, fragiles, et qui serraient pourtant les siennes si fort. C’est dans ces moments-là qu’il était le plus heureux. Avec sa petite princesse, le dimanche, en ballade. Il remerciait intérieurement sa femme de lui avoir donné une si jolie petite fille. Il se disait que le bonheur était peut-être là, dans ce parc, à jouer avec sa fille, sans se préoccuper de quelconques soucis.
Elle les regardait, un peu en retrait. Elle observait cette complicité qui les liait tous les deux, leurs sourires complices, les yeux pétillant. Elle n’était pas jalouse. Elle était contente que les siens soient heureux. Dans ces moments-là, elle se sentait une bonne mère, une bonne épouse. Sa bienveillance était une bénédiction pour ses proches, et elle en tirait une petite fierté. Elle se disait qu’elle donnerait bien un petit frère à sa fille, un petit garçon à son mari. Ce soir elle lui dirait, elle lui murmurerait la bonne nouvelle, blottie dans ses bras.
« Je suis enceinte. »
Texte de Gstar
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