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fév 09
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déc 08
C’est l’histoire d’un mec bien et d’une jolie fille. Ils sont là sur une plage et ils se promènent en silence. Ca fait longtemps qu’ils se connaissent, pas assez pour dire que cela fait longtemps, pas comme deux amis d’enfance, mais assez bien pour dire qu’ils se connaissent. Quelques années en somme.
Le temps n’est pas aussi bleu qu’ils auraient pu l’espérer mais ça ne fait rien. Les ciels nuageux ont parfois une beauté particulière, que ceux qui ne connaissent rien d’autre que le pur azur ne peuvent saisir.
Ils sont silencieux parce qu’ils en ont l’habitude, lorsqu’ils se retrouvent tous les deux. Cela leur permet de réfléchir à ce qu’ils pourraient éventuellement dire à l’autre si jamais l’envie de parler leur venait. Mais jusque là on n’entendait rien de plus que le bruit des vagues et le souffle du vent.
Et leurs pas sur les galets. Leurs pas. Leurs pas qui les emmenaient ils ne savaient où, au bout de la plage, au bout du monde. Finalement cette plage c’était un peu leur bout du monde, il n’y avait rien à l’horizon que la mer émeraude et ce vieux fort au large. Et puis quoi ?
Elle avait rêvé de changer le monde, elle avait voulu partir au bout du monde, pas le leur, pas cette plage. Non, un autre bout du monde ; pour agir pour une grande cause, pour aider les autres. Aider les autres. Elle n’avait même pas été fichue de s’occuper de sa propre vie, de se construire. Elle avait trouvé la sécurité de l’emploi derrière le comptoir d’un petit bar minable et ne l’avait pas quitté depuis. Cette routine avait enterré bien vite ses rêves d’aventures. Le pathétique de sa situation finit par lui arracher un sourire.
Il tourna la tête car son amie avait esquissé un sourire. Il aimait la voir sourire, car ses sourires n’étaient que trop rare. Et il la voyait peu désormais. Sa carrière l’avait poussé à travailler partout et nulle part, entre deux avions, dans une chambre d’hôtel, dans des salles de réunions improvisées, dans sa voiture. Il avait une femme qu’il ne voyait jamais, quelque part, dans un coin du monde. Il enviait parfois son amie qui ne bougeait jamais de son bar. Il se serait bien vu en taulier, en patron, à écouter des ouvriers matinaux devant un café noir comme la vie, deviser de tout et de rien, puis s’enfuir dans leur vie jusqu’au lendemain matin. Le lendemain matin, pour lui, c’était courir, partir à la dernière minute à Pittsburg ou à Bangkok, et ne jamais refaire la même chose le jour d’après.
Ils étaient au bout de la plage, ils étaient à bout de force morale. Il y avait un désespoir mutuel dans leurs yeux. Et puis on ne sait pas bien comment, il y eut une main saisie délicatement, une mèche de cheveux repoussée en arrière. Il y eut un baiser, un simple baiser. On ne sait plus bien pourquoi, mais à quoi bon chercher des raisons.
Comme si échanger un baiser suffisait à changer de vie… à échanger deux vies.
Texte de G-Star
Bonnes fêtes à tous!!!
19
oct 08
Grâce à son merveilleux réseau d’autocar, nous avons traversé le Calvados non pas en vélo mais en CAR!! J’avoue je ne suis pas particulièrement fière de cela, et je ne vais pas chercher des excuses mais quoiqu’il en soit, cela nous a permis de passer un séjour un peu moins stressant et de profiter vraiment!!
A Houlgate, nous dormions dans un camping qui était à deux minutes à pied de la plage! Nous avions donc le plaisir de dîner avec vue sur le coucher de soleil et de prendre l’apéro sur la plage. Le ciel étant très changeant en bord de mer, on guettait la moindre éclaicie pour enfiler nos maillots et exposer nos peaux couleur bidet sous le soleil de Normandie… Et je peux vous dire, même qu’on a eu 20 minutes de répit, assez pour nous baigner jusqu’au cou dans la Manche!!! (bon je tiens à préciser que le ciel mitigé n’est pas dû au seul fait qu’on était en Normandie car il faisait moche partout en France cette semaine là). (Cliquez sur les images puis sur ‘All sizes’ pour les agrandir)
Dank der wunderbaren regionalen Busverbindungen konnten wir ein kleines Stück durch Calvados mit dem Bus zurücklegen. Ich bin darauf nicht sehr stolz, aber trotzdem hat es uns ermöglicht, eine entspannte Reise zu machen und daran mehr Vergnügen zu haben. Vor allem konnten wir an diesem Tag dem heftigen Wind und starkem Regen die Stirn bieten, so dass wir unseren Zeitplan einhalten konnten.
Der Campingplatz in Houlgate war nur zwei Minuten vom Strand entfernt und bot uns einen außergewöhnlichen Blick auf das Meer . Der Aperitif wurde am Strand genossen, das Abendessen begleitete die untergehende Sonne über dem Ärmelkanal. Es war wunderschön! Täglich war der Himmel bis zum Sonnenuntergang von unberechenbaren Wolken bedeckt. Und so lauerten wir täglich auf vereinzelte Sonnenstrahlen, den Badeanzug immer bereit. Ein unvorhersehbarer blauer Himmel bescherte uns sogar einmal ein zwanzig minütiges Sonnenbad, ließ die Angst vor dem kalten Ärmelkanal verblassen und uns ein erfrischendes Bad in den Wellen des anscheinend warmen Golfstroms.
(Klicken Sie auf die Fotos und dann ‘All sizes’ um sie zu maximieren)
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