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Elephant + Photo + Oniric
L’éléphant, la photographie et le rêve. Voilà tout ce qu’il lui faut pour faire face à la dureté de la vie.
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Rue St André des arts

J’ai toujours voulu une plaque avec le nom d’une rue parisienne. Pourquoi ? Pour rien, pour la déco, pour avoir un souvenir. Il y a bien des plaques d’immatriculation américaines dans les hard rock cafés, pourquoi n’y aurait-t-il pas un petit bout de Paris dans mon appartement ? Et puis je n’ai pas besoin de me justifier. J’avais envie de voler une plaque, alors j’en vole une. Mais il y a des milliers de rues dans cette ville. Je cherchais un nom de rue qui me fasse penser à Paris, sans être trop connu, une petite rue, un petit morceau de typique. Et puis en me promenant, j’ai vu ce nom « St André des Arts », et je me suis dit qu’il n’y avait qu’à Paris qu’une rue pouvait s’appeler comme ça. 6e arrondissement. Moi qui avais toujours préféré le 8e. Moi qui avait toujours fait la fête dans le 8e. J’espèrerai que le 8e ne m’en voudrait pas trop de cette trahison. Et puis j’ai regardé autour de moi. Et ça m’a rappelé plein de souvenirs, la fontaine St Michel n’était pas loin, on se retrouvait là, avec Camille, pour nos excursions parisiennes. Je me rappelle aussi d’un France-Suisse, un match de l’Euro 2004, regardé avec Beck dans au Café non loin de là, le jour même de la fête de la musique. Je me rappelle encore de la salade que j’avais prise, avec des œufs pochés et des suprêmes de poulet. Beck avait pris l’omelette. Nous avions commencé le repas par un petit Ricard, mais je ne me rappelle plus du score du match. Je me souviens des fêtes de la musique passées à Paris, de cette même rue bondée, de cette foule joyeuse, de ces groupes amateurs qui semblaient jouer le concert de leur vie, dans le brouhaha ambiant de leurs propres concurrent. Je me rappelle de ces années parisiennes. Et je regrette cette période avec un peu de nostalgie, la nostalgie du type amoureux de Paris.

Je m’éloigne alors de la plaque et je finis par reconsidérer mon futur forfait. Je n’ai pas besoin de cette plaque. Et chaque fois que je voudrais me remémorer ces souvenirs, je viendrais ici.

ou pourquoi je n’ai pas été enthousiasmé par ce film…

Oui l’image et la lumiere sont travaillées et de ce fait, magnifiques. Oui les acteurs sont beaux (surtout Brad Pitt) et rentrent parfaitement dans leur rôle. Oui c’est parfois drôle. Oui c’est aussi réaliste et jamais David Fincher ne présente cette histoire comme un conte de fées. Et oui le maquillage est vraiment bluffant!

Mais d’une part, parlons de l’évolution de Benjamin Button. Benjamin nait vieux et rajeunit au cours du temps, alors que tous les gens qui l’entourent grandissent et vieillissent normalement. Certes. Mais le film reste a ce propos confus alors qu’il s’agit quand même DU sujet du film. Est-ce qu’il est né avec un corps de vieil homme et c’est ce même corps qui rajeunit? ou est-ce que c’est vraiment son age et sa facon de pensée qui subissent de même les effets du temps? Car au début, il était clair, pour moi en tout cas, qu’il s’agissait d’un enfant enfermé dans un corps de vieillard. Je m’attendais donc a ce qu’un homme qui ait vécu bcp de choses soit ensuite pris au piege dans un corps d’enfant, conscient de sa personne. Mais par la suite, à ce que disent les personnages, on comprend que son esprit et sa vision des choses elles-aussi changent et ‘rajeunissent’, car on a a faire a un petit garcon qui trépigne du pied pour un caprice et qui monte sur le toit pour savoir s’il peut voler. Dans ce dernier cas, il aurait alors fallu qu’il naisse vieux radoteur qui philosophe sur la vie ou sur sa vie comme les autres pensionnaires de la maison de retraite. Or est bien interprétée l’innocence du personnage dans ses premieres annees.

Et d’autre part, que retenir de ce film? Que d’affronter/accepter la mort de ce qu’on aime c’est pas facile? Que dans la vie, tout est permis, il suffit de croire en nos rêves? Que la vie ca fait peur aussi (la paternité, la vieillesse, et ici le fait de devenir jeune et de ne plus pouvoir assumer ses responsabilités vis-a-vis de ses proches)? S’il s’agit là de ce qu’il y a à retenir de ce film, alors il s’agit aussi de la raison pour laquelle je ne m’enthousiasme pas. Car, grande nouvelle, tout ca, c’est le lot de chacun. Tout le monde a à affronter la perte des etres aimés, tout le monde peut avoir peur de la vie et des responsabilités qu’elle engendre. Nul n’a besoin de vieillir a reculons pour cela. Et surtout, tout le monde peut décider de suivre ses rêves dans la seconde moitie de sa vie. Rajeunir n’est pas la seule chose qui permette cela. (Je prends peut-etre le message trop a la lettre, mais c’est en tout cas ce que j’ai retenu du discours de Benjamin Button.) Et si tout cela est vrai pour des gens normaux, quel est donc l’intérêt du film a decrire le parcours d’un tel personnage?

Et si rien n’est à retenir, s’il ne faut pas nécessairement voir de ‘messages’ dans ce film, alors tout ce que je vois, c’est la symétrie de la vie. De nos jours, quand on vieillit, on ne devient pas forcément plus sage ni plus sensé mais on peut aussi revenir à un stade ou on a besoin que quelqu’un s’occupe constamment de nous. Si l’on est touché par la maladie, et qu’on sait qu’on va perdre notre raison, la question de pouvoir élever son enfant est la meme que celle que Benjamin se pose. Et donc on en revient au fait que la mise en scène de quelqu’un dont le processus de vieillesse est inversé n’apporte rien a l’histoire.

En conclusion, j’ai rien compris… :-)

Infinite Love

Aujourd’hui, pas de photo ni de texte. Mais un lien. www.love.cartier.com. C’est la nouvelle campagne de publicité pour la célébrissime collection « Love » de Cartier.

Je n’ai pas pour habitude de parler de mode et encore moins de luxe, mais je dois que j’ai été séduite par le site, et la campagne en générale. D’une part le concept de cette collection me plaît beaucoup : le bracelet ne s’ouvre et ne se ferme qu’au moyen d’une petite clé. En lui offrant ce bijou, Monsieur scelle ainsi au poignet de Madame leur amour. Je trouve ca d’un romantisme inouï, pas vous ?

Mais il n’y a pas que ca (sinon je ne vous en parlerai pas). Il a été demande a Olivier Dahan de réaliser douze court-métrages sur différents thèmes, tous autour de l’amour (la déclaration, la séduction, le pardon etc.). Tous les films, en anglais donc compréhensibles pour tous ou presque, ont été tournes dans les rues de Paris. Ces courts instants volés aux protagonistes sont percutants de simplicité. C’est vrai, c’est authentique, c’est touchant, c’est magique, c’est romantique et pourtant c’est simplement réalisé. Je n’ai pas trouve ca surfait, comme je le pense généralement pour les publicités, même si je n’ai pas tout aime et même si certains de ces films peuvent paraître un peu kitsch. Les rues de Paris, l’intimité de la nuit, le noir et blanc… tout y est pour vous faire rêver. Enfin, vous me direz. Peut-être trouverez-vous cette campagne bidon. C’est vrai que j’ai l’âme romantique en ce moment…

Un dernier point très positif : l’importance accordée a la musique. Parce que la musique dans les films fait beaucoup, vous le savez tout autant que moi (le meilleur exemple étant pour moi Pulp Fiction). Cependant dans la majorité des cas, la musique passe à la trappe : on ne sait l’artiste et le titre de la chanson que si on regarde le générique de fin. Et ceci est d’autant plus vrai pour les pubs, puisse qu’il n’y a pas de générique de fin (oui, je suis super intelligente, je sais). Et la, une rubrique du site est dédiée a la musique de la campagne LOVE : les artistes qui ont prêtés leur voix ont chacun une page regroupant quelques informations sur eux et les titres sont en téléchargement gratuit.

Tout ça pour vous faire part de ce qui m’a touche récemment et qui a ravivée ma flamme artistique. D’ailleurs je finirai cette note sur de plates excuses. Je ne poste pas souvent, moins que ce que je voudrais, moins que ce que j’espérais en ouvrant ce blog. J’essaie néanmoins de tenir un rythme hebdomadaire, qui n’est encore pas assez, semble-t-il. Il me reste quelques soucis personnels à régler, donc toujours le même rythme de croisière dans les deux prochains mois a venir. Mais restez online car après ça, ça va décaper !

Bien a vous,

votre fidele serviteuse.

Train de vie

Je le prends?

J’attends le prochain?

Et si y avait pas prochain?

Et si le prochain m’emmenait une destination qui me plaisait moins?

Et puis d’abord, il faut aller où? Moi, j’ai envie d’aller où? Parce qu’avec ce gros tableau de départs, qui se rafraîchit toutes les minutes; parce qu’avec toutes ces destinations, certaines attirantes car inconnues, mais aussi puisqu’inconnues, effrayantes; parce qu’avec ce billet de train qui me dit d’aller là, acheté par une tierce personne depuis tellement que je ne me pose plus la question du pourquoi du comment; parce qu’avec tout ça, moi, j’ai envie d’aller où?

Et puis, c’est quel quai d’abord? T’es sûr?

Non, attends.

Si tu veux, prends-le, je reste là. Parce que je ne sais pas. Je te rejoindrai… peut-être. Attends-moi si tu veux. Ou attends ici, avec moi. Je préfère pour l’instant regarder les autres embarquer et partir. Ce n’est pas encore à mon tour. Ou peut-être bien que c’est à mon tour aussi, mais j’ose pas. Je veux encore rester ici, un peu, s’il te plaît, jusqu’à avoir assez confiance en moi, en nous. En la Deutsche Bahn.

Le prochain, c’est le notre. Promis

Train de vie

Nehme ich ihn?

Warte ich auf den nächsten?

Und wenn es keinen nächsten gibt?

Und wenn der nächste mich zu einem Ziel faehrt, das mir weniger gefällt?

Erst, wo soll man hingehen? Wo habe ich Lust, hin zu gehen? Mit dieser grossen Anschlagtafel, die jede Minute neu laedt; mit all diesen Zielen, die attraktiv und dennoch unbekannt sind, aber die auch schrecklich aussehen; mit diesem Zugticket in meinen Haenden, das mir sagt, wo ich hingehen soll und das von einer anderen Person vor so lange Zeit gekauft worden ist, dass ich mich nicht mehr frage warum; weil ich nie gefragt habe, wohin ich eigentlich fahren möchte.

Und welches Gleis ist es? Bist du dir dessen sicher?

Nein, warte.

Wenn du willst, nimm ihn, ich bleibe hier. Weil ich nicht weiss. Ich werde dich dort treffen… vielleicht. Warte auf mich, wenn du willst. Oder warte hier mit mir. Ich schaue lieber zu, wie die Anderen einsteigen und abfahren. Es ist noch nicht meinerseits. Vielleicht ist es eigentlich meinerseits, aber ich wage es nicht. Ich möchte auch hier ein bisschen bleiben, bitte, bis ich mich meiner, uns und der DB sicher fühle.

Der nächste Zug ist unserer. Versprochen.

La fin du brelan

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«Papa, papa !!!! J’veux monter papa !!! papa !!! »

Il la tira par les bras d’un « hop », et elle se mit en équilibre sur la barrière. Il la tenait par les mains, ces petites mains d’enfant, minuscules, fragiles, et qui serraient pourtant les siennes si fort. C’est dans ces moments-là qu’il était le plus heureux. Avec sa petite princesse, le dimanche, en ballade. Il remerciait intérieurement sa femme de lui avoir donné une si jolie petite fille. Il se disait que le bonheur était peut-être là, dans ce parc, à jouer avec sa fille, sans se préoccuper de quelconques soucis.

Elle les regardait, un peu en retrait. Elle observait cette complicité qui les liait tous les deux, leurs sourires complices, les yeux pétillant. Elle n’était pas jalouse. Elle était contente que les siens soient heureux. Dans ces moments-là, elle se sentait une bonne mère, une bonne épouse. Sa bienveillance était une bénédiction pour ses proches, et elle en tirait une petite fierté. Elle se disait qu’elle donnerait bien un petit frère à sa fille, un petit garçon à son mari. Ce soir elle lui dirait, elle lui murmurerait la bonne nouvelle, blottie dans ses bras.

« Je suis enceinte. »

Texte de Gstar

Elephotoniric est un blog tenu par BlumyRose, Design par Skwi sur le plateforme WordPress.

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